small_102625LES AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE
AVENTURE
Réalisation: Steven Spielberg
Interprètes: Harrison Ford, Karen Allen, Paul Freeman
Etats-Unis 1981
116 min - 35mm

Synopsis: 1936. Indiana Jones, archéologue aventurier est parti à la recherche d'une idole sacrée au fin fond de la jungle péruvienne, où il échappe de justesse à un guet-apens fomenté par son adversaire René Belloq. Il pense être revenu au calme en rejoignant sa chaire d'archélogie à l'université, mais les services secrets et son ami, conservateur du National Museum de Washington, vont lui confier une nouvelle mission : retrouver le Médaillon de Râ. Cette antiquité égyptienne pourrait les mener à l'Arche d'Alliance qui conserva en son temps les tables des Dix Commandements. En compagnie de son ancienne amante Marion Ravenwood, il va alors se lancer dans une course-poursuite effrénée pour retrouver l'Arche dont les pouvoirs sensationnels intéressent fortement les nazis...

Très difficile d'analyser et de critiquer de manière objective le héros de mon enfance. Après avoir revu hier le film, je ne l'avais pas revu depuis mon enfance en entier, j'ai redécouvert ce petit bijou. Film d'aventure, il semble évident les multiples influences des compères Spielberg et Lucas: James Bond, pour le rythme et une scène d'introduction de ouf, l'esprit de Tintin effectivement, mais on y retrouve surtout l'ambiance des films d'aventure de l'âge d'or d'Hollywood. Plein d'humour, bourrée d'action, avec un héros pas vraiment si gentil que ça: misogyne au possible avec les femmes, qui pense d'abord à lui avant les autres, et qui ramène des antiquités pour la fortune (ce qui l'intéresse c'est sa thune quand même) et la gloire (la reconnaissance de marquer l'histoire de l'archéologie).

L'affrontement contre un ennemi à sa taille, un autre archéologue de renon, bossant avec les Nazis donc bénéficiant de moyens hors du commun, et comme de par hasard Français (un jour faudra que je fasse une liste avec tous les films américains où les méchants sont français), les pièges élaborés (la boule du début inoubliable qui a marqué des générations de gamins), le rythme soutenu, le côté très archéologie qui a sans doute éveillé en tout cas en moi ce goût pour la recherche de l'histoire, qui du coup donne à ce film d'aventure un petit côté mythique, et puis surtout, j'ai remarqué en le regardant à nouveau à quel point Spielberg peut passer facilement dans le fantastique, pour justifier des scènes finales tonitruantes.

Autres points caractéristiques qu'on retrouve dans tous les opus d'ailleurs ou presque: les allusions à Star Wars (ici c'est le nom de l'avion, et les hiéroglyphes) et puis surtout les suspension de crédulité. Non seulement Indi est un sur-homme, une sorte de super héros, plus proche de Batman d'ailleurs ou de James Bond, mais en plus par moment le film demande seulement à son spectateur de n'être qu'un gosse, fasciné par l'action sublime qui nous ai offerte.